Non aux pressions politiques pour protéger E. Leclerc

Mis en examen suite à la plainte d’Edouard Leclerc pour diffamation, Bertrand Gobin doit produire devant le juge les pièces qui viennent à l’appui des témoignages et documents historiques qu’il a lui-même collectés. Des documents qui démontrent que la lumière n’avait pas été faite sur le passé d’Edouard Leclerc pendant l’Occupation.

Or le journaliste est confronté dans ses démarches à des refus systématiques d’accès. D’une part aux archives des services régionaux de police judiciaire (direction des crimes de guerre) et de la Cour de justice de Quimper. D’autre part au dossier d’Edouard Leclerc constitué par la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur avant son inscription au Journal Officiel du 1er janvier 2009 sur la liste du ministère de l’Economie, contre l’avis du préfet Pascal Mailhos.

Le comité de soutien de Bertrand Gobin ne comprend pas que celui-ci soit privé d’un moyen de défense alors même que l’absence de production de ces documents aura nécessairement des conséquences sur l’appréciation de sa bonne foi. Maître Richard Malka, avocat de Bertrand Gobin, a fait part de son incompréhension dans un courrier adressé le 27 juin à Mr Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture : « la décision de transmettre ou pas les archives sollicitées à Monsieur GOBIN ne peut être que politique dans la mesure où, il reviendra, en dernier lieu, au pouvoir politique d’assumer cette décision. »

Sensibles à la liberté d’informer, nous refusons que soient exercées des pressions politiques pour protéger Edouard Leclerc. Pressions qui, au final, risqueraient de se traduire par la condamnation de Bertrand Gobin.

———————————————————————————

Pour soutenir Bertrand Gobin :

-> Vous pouvez vous associer à l’initiative du Comité de soutien et signer la pétition.

-> Vous pouvez contribuer aux dépenses engagées par Bertrand Gobin pour sa défense en faisant parvenir un don au Comité de soutien.

Laisser un commentaire